Espagne, Flamenco

Esperanza Fernandez

Esperanza_Fernandez

« Sur scène, l’enfant de Triana, le quartier gitan de Séville, représente le flamenco total : par son ascendance, par l’amplitude de sa voix et son aisance dans tous les registres, dont les plus orthodoxes, par ses pas de danse sur l’allègre bulería… » Anne Berthod – Télérama

Née à Triana à Séville dans une fameuse famille d’artistes gitans, elle est l’une des plus belles voix du flamenco actuel ! Dotée d’un timbre lui permettant d’exprimer une grande variété de styles, elle excelle dans les palos les plus jondos tels que la soleá, les siguiriyas ou les cantiñas… Son sens du compás hors du commun et sa grande élégance lui ont ouvert de nombreux horizons. Elle a côtoyé les plus grands – de Camarón de la Isla, Paco de Lucía, Enrique Morente ou Dorantes. Artiste originale et ouverte, cette cantaora qui fut d’abord bailaora n’en oublie toutefois pas ses racines pour nous entraîner sur le chemin du duende.

Avec un père qui n’est autre que le cantaor Curro Fernandez, une mère – Pepa Vargas- originaire de Lebrija, également chanteuse, une tante – Concha Barges – danseuse célèbre, Esperanza n’avait que neuf ans quand elle a débuté en chantant et en dansant avec ses frères Paco et Joselito dans leur groupe La Pandilla Gitana. A 16 ans, elle parcourait l’Europe avec Amargo, le spectacle du chorégraphe Mario Maya…
 Elle présente aujourd’hui, Raices del Alma, ou l’histoire musicale d’une petite fille de Triana. Abreuvée depuis sa plus tendre enfance par les grandes figures flamencas de Lebrija et Utrera, comme Bernarda, Fernanda et bien d’autres, c’est dans le flamenco qu’Esperanza puise ses « racines de l’âme ». Chaleureuse et charismatique, cette artiste n’hésite pourtant pas à se confronter aussi à d’autres genres artistiques. Son dernier album, « Mi voz en tu palabra » met en musique les poèmes de l’écrivain portugais et Prix Nobel, José Saramago.

En septembre 2016, Esperanza Fernandez présente « Oh Vida » à la Biennale de Flamenco de Séville aux côtés de Gonzalo Rubalcaba.