Jazz

Minino Garay

Minino Garay

Vamos

Minino Garay : Batterie, percussions
Baptiste Trotignon : Piano
Malcolm Braff : Piano, Fender Rhodes
Manu Codjia : Guitare
Jérôme Regard : Contrebasse

(Ré)écouter Minino Garay sur France Inter « Partons en Live » chez André Manoukian.
(Ré)écouter Minino Garay dans l’Humeur Vagabonde sur France Inter

L’expression encourageante du titre a fait le tour du monde; elle peut aussi se glisser furtivement dans le langage du charismatique percussionniste argentin. «Vamos» est ici l’invitation de Minino Garay aux musiciens, pour l’accompagner dans cette nouvelle aventure sonore transculturelle mais aussi au public, pour le suivre à travers les paysages de divers compositeurs convoqués. Le percussionniste le plus énergumène de Paris -selon la description d’un journaliste reconnu-, avait fait du chemin depuis ses débuts parisiens au sein d’une formation au nom évocateur du sud du monde [Tierra del Fuego], quand la nouvelle diva du jazz, Dee Dee Bridgewater, l’invite à rejoindre sa formation. Chez elle, Minino Garay touche de près un sommet musical qu’il n’aurait même pas osé rêvé quelques années plus tôt, lorsqu’il transitait de session en session, sollicité par la fine fleur de jeunes jazzmen français. Se frottant au quotidien des musiciens de jazz, européens ou américains, il a assimilé les secrets de cette musique ouverte à toutes les autres. Écoutant et échangeant avec des percussionnistes du monde, il a incorporé des nouveaux rythmes, essayé d’autres syncopes, frotté d’anciennes peaux et frappé bois, métaux et céramiques inconnus. Toujours avec éclat et sans complexe. Avec le sourire, puisque finalement on ne fait que jouer. À ce jeu, Gabriel «Minino» Garay, se retrouve naturellement leader de ses propres groupes. Les histoires racontées mille fois par ses mains, lui montent à la gorge. Et sa voix émerge. «Vamos» est au carrefour de toutes les voies explorées par Garay. C’est un concentré d’expériences et un kaléidoscope expressif. C’est le monde pluriel de Minino et une évocation féline et profonde de Buenos Aires; comme la course nocturne d’un chat de gouttière qui rythme le sommeil des vivants et la danse des esprits de ceux qui n’y sont plus.
Francisco Cruz

En collaboration avec ACCES Concert