Espagne, Flamenco

Miguel Poveda

Considéré comme un génie dans son Espagne natale, la superstar Miguel Poveda n’a pas d’égal dans le monde du flamenco avec sa voix nuancée et émouvante.

Considéré comme l’une des voix les plus importantes et les plus belles du flamenco actuel, ce cantaor au talent très sûr maîtrise la tradition du cante jondo tout autant qu’il se plait à flirter avec des styles moins orthodoxes.
Sa présence sur scène tient à la fois de l’émotion intime et de la ferveur partagée et il n’est pas rare d’y croiser le fameux duende, ce moment magique que seuls les plus grands maestros savent convoquer. Miguel Poveda fait l’unanimité et séduit bien au-delà du strict cercle des aficionados.
Il est devenu aujourd’hui un incontournable représentant d’un art vocal élevé fin 2011 au rang de Patrimoine Mondial par l’Unesco.

Miguel Poveda en tournée actuellement avec son album « El Tiempo Pasa Volando », disque d’Or en moins de 6 mois, avec lequel il célèbre ses trente ans de carrière.
Ses albums précédents, « ArteSano » et « Coplas del Querer », ont remporté également plusieurs prix et ont été Disques d’Or et de Platine.
Ce dernier double album présente des chansons traditionnelles et des chansons qui l’ont accompagné enfant. Ce concert proposera à la fois du flamenco traditionnel et du chant ou de la poésie andalouse à travers laquelle il a abordé la musique, reflet de toute la diversité dans laquelle l’artiste a grandi.

Ce nouvel album décline un double répertoire qui complète comme s’il s’agissait d’une trilogie son précédent album dédié à Federico García Lorca, EnLorquecido. Un hommage aux artistes qui ont éveillé la passion de Miguel pour la musique, et surtout pour le flamenco. Dans El Tiempo Pasa Volando, une partie est consacrée au chant flamenco traditionnel, l’autre présente des versions de chansons mythiques de Bambino, Los Chichos, El Pescaílla, Manzanita ou Lole et Manuel, entre autres.

Né à Barcelone en 1973, cet autodidacte commence à chanter à l’âge de 15 ans dans les groupes folkloriques andalous de sa ville natale. En 1993, il obtient sa consécration avec l’obtention du prix le plus prisé du monde flamenco, la « Lámpara Minera », premier prix du Festival international de chant des mines de La Unión (Murcie). Il a depuis rempli les salles de concert les plus prestigieuses, aussi bien nationales qu’internationales, et a collaboré avec des artistes de renom comme Santiago Auserón, Raphael, Enrique Morente, Tomatito, Antonio Carmona ou Martirio, entre autres. De même, il a participé à plusieurs films avec des réalisateurs tels que Bigas Luna, Carlos Saura, Nicolas Klotz et Pedro Almodóvar.

Prix « Lámpara Minera » du Festival national de chant des mines de La Unión, Murcie (1993)
Prix national de la musique (2007)
XIVe Prix de la musique (2010)
Prix national de musique de Catalogne (2011)
Prix de la Cátedra de Flamencología de Jerez
Médaille d’Andalousie en 2013
Prix du meilleur album pour « Coplas del querer »

Yannis Ruel – Mondomix à propos de l’album ArteSano 2012:

« Entre Madonna et Adele, ArteSano le dernier album de Miguel Poveda caracolait à sa sortie en tête des meilleures ventes d’albums en Espagne. Un disque grâce auquel le cantaor catalan confirme donc son envergure d’artiste crossover, mais qui marque surtout son grand retour à la quintessence de l’art du flamenco.

En parfait outsider, puisqu’il n’est ni gitan, ni andalou, Poveda avait consacré ses précédents enregistrements à des projets de rencontres plus ou moins iconoclastes, entre flamenco et musique qawwali, littérature catalane ou orchestration symphonique. Son dernier album, sur un répertoire de chansons sentimentales espagnoles, lui a permis d’acquérir une popularité sans équivalent pour un flamenco de sa génération, quitte à l’exposer aux gémonies des puristes du cante jondo. En renouant aujourd’hui avec l’orthodoxie du genre (pour la première fois depuis Tierra de Calma en 2006), le chanteur barcelonais démontre pourtant qu’il n’est jamais aussi convaincant que dans la tradition qui l’a vu débuter.
On imaginait bien que Poveda n’était pas parti s’installer à Séville pour y faire du tourisme. Imprégné d’ambiances andalouses, ArteSano donne vie à une série de lieux et de figures emblématiques du flamenco, chaque titre de cet opus invitant à apprécier une variété différente de son patrimoine, de l’intimité d’une bodega (El Alfarero) au tumulte d’une fête de village (¡Qué disparate !). Sans manquer de rendre hommage au passé, sa qualité reste avant tout de relier son propos au présent, grâce à un casting multi-générationnel : les vétérans Paco de Lucía, Isidro Muñoz, Manolo Sanlúcar et Rancapino côtoient leurs héritiers Chicuelo, Diego del Morao, Manuel Parrilla, sans oublier le guitariste José « Bolita » Quevedo, producteur de l’album. De même, le répertoire alterne airs traditionnels ou classiques et quatre compositions originales (une toute première chez Poveda). Acte de communion et de bravoure, ce manifeste d’artisanat, ou d’« art sain » pour reprendre son titre, impose l’idée d’un flamenco puro mais ouvert sur le monde. Et son auteur en messie libéré des pathologies couramment rattachées au genre, capable d’exprimer la profondeur de ses peines sans se contenter d’adopter la pose du martyr. »

Albums

  • Qué Felicidad La Mía! (30 Años En La Música)

    2019

  • EL TIEMPO PASA VOLANDO / 30 ANOS EN LA MUSICA

    2018

  • ENLORQUECIDO

    2018

  • SONETOS Y POEMAS PARA LA LIBERTAD

    2016

  • REAL DIRECTO DESDE EL TEATRO REAL/2012

    2012

  • Artesano

    2012

  • ¡QUÉ DISPARATE!

  • COPLAS DEL QUERER