Espagne, danse

Patricia Guerrero

Disponible en tournée saison 2021/2022 :
« Distopía » – « Catedral »
« Proceso Eterno »
Nouvelle création en 2022

Presse :

« Magnifique, novateur », les qualificatifs pleuvent ce soir-là à la sortie du spectacle que vient d’offrir Patricia Guerrero au public de Nîmes » – France TV Info
« Patricia Guerrero étoile montante du nouveau flamenco » – Canal +
« Le flamenco féministe de Patricia Guerrero » Rosita Boisseau – Le Monde
« Patricia Guerrero, nouvelle révélation du milieu, tire sa danse du côté du théâtre » Ariane Bavelier » – Le Figaro
« Patricia Guerrero ose un flamenco fier de ses racines andalouses tout en la dépoussiérant de ses clichés » – Les Echos

Patricia Guerrero, artiste associée du Centquatre, est sans doute la danseuse de flamenco la plus talentueuse de sa génération. Distinguée en 2016 par le prix du meilleur spectacle de la biennale de flamenco de Séville avec son spectacle « Catedral » elle a depuis présenté le tout aussi ambitieux spectacle « Distopía », collabore avec l’artiste visuel Pablo Valbuena pour « Tientos al tiempo » et a offert une prestation vertigineuse à la biennale de Séville 2020 au côté du violiste Fahmi Alqhai dans « Paraíso Perdido ».
Elle s’est ainsi révélée ces dernières années comme une chorégraphe incontournable du flamenco contemporain.

Danseuse aux racines très flamencas, Patricia Guerrero a développé son art en interrogeant constamment d’autres disciplines du champ de la danse et de la musique. Son langage est le flamenco, langage qu’elle réactualise pour elle-même, et qui évolue en même temps qu’elle.

Patricia Guerrero (Albayzín, Grenade, 1990) apprend la danse chez elle. Elle a tout juste trois ans quand elle commence à se former dans l’école de sa mère, María del Carmen Guerrero. Elle complète petit à petit sa formation auprès de nombreux et très différents maîtres, assimilant la danse classique et le classique espagnol en même temps que la danse flamenca. Outre cet apprentissage précoce, elle monte très rapidement sur scène, sa première représentation publique a lieu à la Peña La Platería alors qu’elle a tout juste 8 ans. L’afición et la critique spécialisée découvrent rapidement en Patricia Guerrero, une étoile montante.

En 2005, elle gagne le Concours d’Art Flamenco de la Ville de Ubrique et en 2007, à 17 ans à peine, elle remporte le prestigieux prix Desplante du Festival Internacional de Cante de las Minas (La Unión). Cette récompense facilite sa carrière à l’international, lui ouvrant les portes des plus importants rendez-vous de danse.
En 2010 elle présente son premier spectacle, Desde el Albayzín, avec lequel elle joue dans de nombreuses villes européennes. En même temps, Carlos Saura fait appel à Patricia Guerrero pour danser comme soliste dans Flamenco Hoy, un spectacle qui tournera sur les plus grandes scènes mondiales comme celles du City Center de New-York. Le prestigieux cinéaste fait de nouveau appel à elle pour le tournage de son film Flamenco, Flamenco. En 2011, Patricia Guerrero devient première danseuse du Ballet Flamenco d’Andalousie sous la direction de Rubén Olmo. En 2013 elle joue pour la première fois au Théâtre Alhambra de Grenade sa seconde création, Latidos del agua. Elle présente aussi cette année-là « Touché » son nouveau spectacle avec le violoniste et compositeur Bruno Axel qui tourne alors sur les plus grands festivals de musique et danse : Festival de Jerez, Festival de Zurich, Düsseldorf, Nîmes, Teatro Central de Séville, etc.

En 2014, Belén Maya sollicite Patricia Guerrero pour son spectacle Los invitados. D’autres grandes figures du flamenco font aussi appel à Patricia en tant qu’artiste invitée. En 2015, elle présente Doce Tiempos au Festival Itálica, où elle partage la scène avec le danseur contemporain Raúl Heras. En 2015 encore, elle danse comme soliste au Théâtre National de Chaillot à Paris avec Cuando sueñan los ríos.

Dans Catedral, spectacle présenté la première fois en 2016 à la XIXe Biennale de Séville, elle se met entre les mains d’un grand metteur en scène, Juan Dolores Caballero. En quête d’intériorité, physique et esthétique, Patricia Guerrero plonge au cœur des codes et langages théâtraux et commence à travailler, via la danse, à l’élaboration de personnages. Catedral a été récompensé par le Giraldillo du « Meilleur Spectacle » à la XIXe Biennale de Séville, et deux nominations aux Prix Max 2017, dont celle de “Meilleure Interprète Féminine de Danse” pour Patricia Guerrero.

En 2018, toujours en collaboration avec le metteur en scène Juan Dolores Caballero elle présente Distopía une exploration du concept de dystopie, défini par Thomas More et qui désigne une utopie dévoyée.
Toute avancée de la société sur le chemin de l’utopie génère une dystopie. La protagoniste de cette histoire vit dans une société apparemment idéale, c’est-à-dire inexistante et brisée, dans laquelle la personnalité de l’individu est annulée. Elle interroge la vie qu’elle a menée, et qu’elle continue à mener, pour laquelle on la juge et la maltraite dans tous les sens du mot. C’est un spectacle au contenu dur et profond mais dont les scènes sont pleines de lumière et de beauté et dans lequel, pour les spectateurs, le plaisir du flamenco, de la danse et de la musique est inséparable de la charge émotionnelle de l’histoire.

Prix Max 2019 – Nominations « Meilleure Interprète Féminine de Danse », « Meilleure Spectacle Danse », « Meilleure Chorégraphie »
Premio Compás del Cante Joven 2017
Prix Max 2017 – Nomination « Meilleure Interprète Féminine de Danse »
Giraldillo « Meilleur Spectacle » à la Biennale de Flamenco de Séville 2016
Prix Venencia Flamenca (Festival Flamenco de la Mistela) 2016
Giraldillo « Artiste Révélation» de la Biennale de Séville 2012
Prix Desplante (Festival Internacional de Cante de Las Minas) 2007
1er Prix au Concours Arte Flamenco de la Ville de Ubrique 2005

En accord avec Endirecto FT – photo : Naemi Ueta.